Pour ne rien vous cacher, les au revoirs ont été assez douloureux le jour du départ. Le pauvre Doniphan a été obligé d'assister à des scènes terriblement pathétiques. Mais il est poli, il n'a rien dit. Après les sanglots, les "je veux plus partir", place à l'allégresse du trajet (un tant soit peu forcée pour faire meilleure figure devant mon compagnon de route, histoire qu'il ne s'enfuie pas à toutes jambes)
. Au programme Scrabble de voyage (grâcieusement prêté pour l'occasion par Mamie Losa), Napolitains, curieux sandwich luxembourgeois contenant du céleri, contrôlage de billets à trois reprises dans le même train et apprentissage du langage belge.
Doniphan : "C'est drôle, les belges ils disent septante et nonante pour soixante-dix et quatre-vingt-dix. Et quatre-vingt, comment ils disent quatre-vingt?"
Moi : "Euh, je sais pas. Octante peut-être? Ce serait assez logique. Remarque, les belges ne sont pas logiques"
Doniphan au contrôleur belge: "Excusez-moi, comment dit-on quatre-vingt en belge?"
Le contrôleur belge : "Quatre-vingt, Monsieur... Vous êtes Français non?"
Et il est parti en nous regardant d'un oeil moqueur. Je ne vois vraiment pas pourquoi.
Puis la pression qui monte. Dans vingt minutes, on y est. Dix minutes.
"Doniphan, dans dix minutes on est à Maastriiiiiiiiiiiicht!"
Puis la gare. Le panneau. Le quai.
"Doniphan, on est à Maastriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiicht!"
Jimmy (our landlord) ne pourra pas venir nous chercher à la gare comme convenu, on vient de l'avoir au téléphone. Il me dit de chercher "the man who fixes things in the house, looking like sixty-five-years old, with white hair, a white beard and glasses". Ouai, un vieux lapin albinos quoi. Et nous voilà à la gare, à regarder avec insistance tous les vieux messieurs.
Moi : "C'est lui là, j'en suis sûre. Il est vieux, il a les cheveux et la barbe blanche, des lunettes et un bleu de travail tout taché".
Doniphan : "T'es sûre que c'est pas le fleuriste?"
Mais c'était bien notre homme. Nous le suivons. Il nous montre sa voiture. Problème, elle est à peine plus grande que nos valises!
Moi : "Doniphan, je t'avais dit de ne pas emmener toute ta panoplie de Winnie l'Ourson!"
Mais tout finit par rentrer. Direction Veldwezelt!
Doniphan : "C'est drôle, les belges ils disent septante et nonante pour soixante-dix et quatre-vingt-dix. Et quatre-vingt, comment ils disent quatre-vingt?"
Moi : "Euh, je sais pas. Octante peut-être? Ce serait assez logique. Remarque, les belges ne sont pas logiques"
Doniphan au contrôleur belge: "Excusez-moi, comment dit-on quatre-vingt en belge?"
Le contrôleur belge : "Quatre-vingt, Monsieur... Vous êtes Français non?"
Et il est parti en nous regardant d'un oeil moqueur. Je ne vois vraiment pas pourquoi.
Puis la pression qui monte. Dans vingt minutes, on y est. Dix minutes.
"Doniphan, dans dix minutes on est à Maastriiiiiiiiiiiicht!"
Puis la gare. Le panneau. Le quai.
"Doniphan, on est à Maastriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiicht!"
Jimmy (our landlord) ne pourra pas venir nous chercher à la gare comme convenu, on vient de l'avoir au téléphone. Il me dit de chercher "the man who fixes things in the house, looking like sixty-five-years old, with white hair, a white beard and glasses". Ouai, un vieux lapin albinos quoi. Et nous voilà à la gare, à regarder avec insistance tous les vieux messieurs.
Moi : "C'est lui là, j'en suis sûre. Il est vieux, il a les cheveux et la barbe blanche, des lunettes et un bleu de travail tout taché".
Doniphan : "T'es sûre que c'est pas le fleuriste?"
Mais c'était bien notre homme. Nous le suivons. Il nous montre sa voiture. Problème, elle est à peine plus grande que nos valises!
Moi : "Doniphan, je t'avais dit de ne pas emmener toute ta panoplie de Winnie l'Ourson!"
Mais tout finit par rentrer. Direction Veldwezelt!
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