jeudi 28 août 2008

Descente aux enfers...enfin, trève d'hyperboles, disons plutôt aux écuries d'Augias

Nous voici donc dans la mini voiture de Old White Albino Rabbit. Nous passons la frontière, il nous montre une jolie maison et nous comprenons qu'il s'agit de notre logement. Nous nous exclamons, très enthousiastes, mais OWAR continue son chemin. C'était la petite blague du jour. Il fait encore quelques centaines de mètres et s'arrête devant un bâtiment nettement moins coquet. Bon, on s'en accomodera. Mais c'était sans compter l'odeur prenante de purin qui nous a assaillis à la sortie du véhicule.

Moi : "Doni, c'est moi ou ça sent la bouse de vache à plein nez?"
Doniphan : "C'est toi. Quoi que, non, ça sent plus fort".

Les parents de Doniphan nous avaient préparés au pire, mais on leur avait promis que les chambres seraient impeccables à notre arrivée. Ce qui était loin d'être le cas. Découverte de ma chambre, outrageusement sale, et de celle de Doniphan, plus attrayante au premier abord. Puis les parties communes. Le tout puissamment glauque. Puis OWAR nous quitte.

Doniphan : "Toi aussi t'as très envie de pleurer?"
On pleure.
Moi : "Bon, allez, on va au supermarché, on achète des produits ménagers et on récure tout ça."
On croise Vicky, une néerlandaise qui habite ici depuis un an déjà. Elle nous explique comment se rendre au centre commercial. En vélo, ou en bus. On sort, le couple de cleaning persons, tout droit sortis d'un épisode de "Faites entrer l'accusé" sur Fourniret et Olivier, nous regarde d'un oeil morne et nous file la chair de poule. Mauvaise surprise, tous les vélos sont cadenassés. Tant pis, on va prendre le bus. Autre mauvaise surprise, il n'y a qu'un bus par heure...

Doniphan : "Et si on allait manger en ville? J'aimerais ne pas rester ici..."

On retourne chercher nos affaires, en recroisant Monique et Michel, qui picolent. Ah oui, on est en Belgique!
Arrivés dans le centre de Maastricht, nous tentons de repérer à l'avance l'arrêt de bus qui nous ramènera à Fantome Manor. Un homme nous observe et nous demande, en Français, s'il peut faire quelque chose pour nous. Doniphan, qui vit un peu dans le monde de Candy, lui explique ce que l'on cherche.

L'homme étrange : "Vous ne voulez pas plutôt autre chose? De la cocaïne peut-être".
Nous, en coeur : "Euh, non merci!"
Il va falloir que je brief Doniphan sur la faune de Maastricht. Puis nous cherchons désespérément un endroit où manger. Que des restos chics. Ah non, pas que.

Doniphan : "Ah tiens c'est quoi ça?"
Moi : "C'est un coffee shop Doniphan. Remarque, on en aurait bien besoin!"
Doniphan : "Oh tiens, un Mac Do. Allez, ça au moins on connait. On garde ça pour nous?"
Oui, bien sûr, ne t'en fais pas!

De retour à la maison, nous réalisons que la porte de la chambre de Doniphan ne ferme pas, tout comme sa fenêtre. Ce sera donc camping dans ma chambre pour ce soir.

Moi : "C'est quand déjà qu'on rentre à Nancy?"

2 commentaires:

Axel a dit…

Doniphan : "Toi aussi t'as très envie de pleurer?"
On pleure.

Assurément le meilleur passage...BON COURAGE ! Juste une question: êtes-vous obliger de rester dans le phantom manor durant les 6 mois ou vous pouvez chercher autre chose ?
Gros bisous et....courage
Ps: Si on vient vous visiter nous irons dans une auberge de jeunesse ! AHAHAHAHAH
CiAo

Constance a dit…

Lol. Oui ce passage est un chef d'oeuvre de style littéraire en effet.
En fait on a déjà signé pour tout notre séjour, donc on peut pas changer. Mais finalement, propre, c'est presque bien. Bon faut un peu y aller à la débrouille, mais c'est rigolo. Du moins, pour le moment. Donc vous pourrez dormir ici quand vous passerez, si j'ai réussi à acheter un lit d'appoint d'ici là. Le seul impératif sera de louer des vélos sur place, sinon impossible de faire quoi que ce soit. En espérant vous accueillir bientôt,
Gros bisous