dimanche 26 octobre 2008

Des visages et des figures

Erasmus, c'est bien sûr découvrir un système universitaire différent, parler une autre langue, découvrir une nouvelle culture. Mais c'est avant tout se retrouver face à une foule inconnue et devoir "foncer dans le tas" pour se sentir moins seule. Petit aperçu des personnes qui se sont désormais fait une petite place dans ma liste de contacts et dans mon myocarde:
Zuzana, ma voisine de chambre tchèque, toujours de bonne humeur et toujours l'oreille attentive à mes petites pensées, et bien sûre, fidèle partenaire de street dance!
Christian, l'australien en peignoire de bain, qui dort le jour et vit la nuit. C'est avec lui que j'ai, à 3h du matin alors que je me rends dans la cuisine pour ma camomille nocturne, des discussions métaphysiques sur le pourquoi du comment;
George, ou Mister Patate, qui prend toujours un malin plaisir à me faire peur au détour d'un couloir de cette maison glauque;
Vicky, qui rit très fort mais nous le fait bien partager aussi;
ça c'était pour la maison. Passons maintenant aux personnes rencontrées en dehors de ce taudis.
Riccardo, un des premiers italiens avec qui je me sois liée d'amitié. Il partage mon humour déplacé en le ponctuant toutefois de quelques "Oh my god, Constance..." pas si désapprobateurs que ça, et est sûrement, avec Pierre-Yves, la personne de sexe mâle la plus gentille que je connaisse (j'entends par là pure bonté sans arrière-pensées);
Federica V (eh oui car il y en a deux), un sourire rayonnant et une compréhension de ma psychologie tordue assez inquiétante...pour elle qui me ressemble tant sur mes côtés les plus sombres (stress, angoisses et autres joyeusetés);
Andrea, le mec qui cumule toutes les tares (roux, immense, italien, du sud qui plus est) et qui pourtant, après la plus grande réticence de ma part, a su me conquérir. Un humour sans égal! Lui et Valentina forment un couple que j'apprécie beaucoup pour sa "non guimauveté";
Stefania, qui m'a toujours parue sympathique mais avec qui l'embrayage a été long et qui maintenant comptent parmis ma liste "à contacter en cas de besoin". J'aime sa bienveillance et son pétillant;
Federica G, dite "la discrète". Discrète donc, mais très présente pour moi. Elle veille toujours à me traduire ce que les autres italiens, ces rustres, se disent en langage rital!
Et en général tous les autres italiens (et oui, et oui, jamais je n'aurais cru dire un jour une chose pareille): Filippo, Daniele (de son nom de famille Ferrone, que j'ai rebaptisé "Ferromone" pour des raisons que je ne vous exposerai pas), Irene etc. et le pauvre Daniel, le seul finlandais au mileu de cette botte!
Vhairi, l'écossaise un peu déjantée, mais qui a quand même été très choquée quand je lui ai avoué ma passion pour cet art si pervers qu'est la danse orientale...
Ruud, la seule personne de mon groupe de Gerrit qui ait dépassé le stade du sourire bienveillant pour réellement m'adresser la parole. D'accord, il est belge et a un prénom aux consonnances très étranges pour un francophones, mais sans lui ces deux dernières semaines auraient été encore bien plus difficiles;
Kristian, un des deux allemands du groupe. La personne qui me jette les sourires les plus gentils du monde...mais qui met des photos assez obscènes sur Facebook.
Voilà, beaucoup de rires mais aussi beaucoup de larmes d'émotion retenues pour ne pas effrayer ces personnes si fraîchement rencontrées mais qui, par la force des choses, sont déjà bien ancrées dans ma mémoire.

1 commentaire:

Benjamin a dit…

ahh, beaux portraits !