Après la journée épuisante d'hier, Doniphan et moi-même avons décidé de nous accorder une petite grasse matinée. Qui fut la bienvenue. Nous nous étions inscrits à l'après-midi sport de l'assoc', mais un peu de flème et surtout la nécessité de préparer les premiers cours nous ont amenés à nous désister.
Mais ce n'est que reculer pour mieux sauter si je puis dire car ce soir, c'est le Cantus, une fête traditionnelle de la région qui promet d'être folklorique. Pour faire simple, c'est un jeu de rôle avec des règles très strictes qui nous contraignent de boire lorsque la personne désignée pour chanter se trompe dans les paroles ou la mélodie... La soirée risque d'être pas mal arrosée, ce qui ne manque pas de me tracasser un peu, moi qui me roule par terre après seulement un verre de vin. Je compte donc sur Doniphan pour me protéger! Les détails croustillants demain ici même...
vendredi 29 août 2008
Course schedule
La bonne nouvelle est tout de même que je n'ai semble-t-il que 6h de cours par semaine durant cette première période.
European tort law le lundi et le jeudi de 11h à 13h et Substantive criminal law le vendredi également de 11h à 13h (je suis finalement très chanceuse car initialement ce cours devait avoir lieu le jeudi à 8h30...je vous laisse imaginer mon enthousiasme sachant que l'on doit mettre plus d'un demi heure en vélo pour se rendre à la fac et que pour les jours de météo apocalyptique le bus que j'aurais dû prendre était à 7h...).
Mais le système PBL implique peu d'heures de cours, soit, mais énormément de travail personnel. J'espère m'en sortir!
European tort law le lundi et le jeudi de 11h à 13h et Substantive criminal law le vendredi également de 11h à 13h (je suis finalement très chanceuse car initialement ce cours devait avoir lieu le jeudi à 8h30...je vous laisse imaginer mon enthousiasme sachant que l'on doit mettre plus d'un demi heure en vélo pour se rendre à la fac et que pour les jours de météo apocalyptique le bus que j'aurais dû prendre était à 7h...).
Mais le système PBL implique peu d'heures de cours, soit, mais énormément de travail personnel. J'espère m'en sortir!
Perle
Moi : "Eh ben, ils n'ont pas beaucoup d'imagination les coiffeurs néerlandais! Ils appellent tous leur salon Kapsalon! A moins que... Kapsalon ne veuille dire salon de coiffure..."
Introduction day
Jeudi, grosse journée. Départ à 8h pour être à la fac à 9h. Déjà, première frayeur, on s'était trompés sur l'horaire du bus, mais heureusement on était partis en avance et le chauffeur nous a cueillis sur son chemin, non sans nous rabrouer... On a eu de la chance, le prochain était une heure plus tard!
9h, début de l'introduction day. Très ennuyeux. Discours du doyen auquel je n'ai pas tout compris, puis intervention d'un prof à l'anglais absolument parfait (enfin quand je dis parfait j'entends tout à fait compréhensible pour moi...) puis d'un autre qui nous a fait un exposé sur les différents stéréotypes d'élèves et sur la méthode PBL. Tout ça pour nous dire au bout d'une heure que l'on devait travailler et participer! J'ai bien failli piquer du nez.
Puis nous avons été pris en charge par nos mentors, deux filles qui parlaient extrêmement vite et sans articuler. Et là, on a commencé à paniquer. Trop d'informations importantes à ingurgiter d'un coup. Le fonctionnement de la bibliothèque, du site de la fac etc.
Niveau sociabilisation, on s'est un peu débrouillés comme des manches au début.
Moi : "Dis, faudrait peut-être qu'on aille discuter avec quelqu'un".
Doniphan : "Oui mais j'ose pas. Et en plus, tout le monde est déjà en binome pour parler."
Moi : "Non mais faut qu'on fasse quelque chose là!"
Doniphan : "Regarde, la fille devant là, elle est toute seule! Accélère le pas!"
On se faufile, on arrive à son niveau.
Doniphan : "Bon, on dit quoi maintenant? Allez je me lance. Je lui demande si elle sait où on nous emmène".
Et c'est ainsi que l'on a fait la connaissance de Federica, une italienne très sympa. Puis d'un autre italien, Riccardo. Moi qui trouve les italiens agaçants d'habitude! Donc une journée placée sous le signe des rencontres. ça fait du bien. Par contre, tous les Français qu'on a croisés sont exécrables! Tant mieux, on parlera plus anglais.
L'après-midi a été très éreintant. On a dû acheter le matériel pour les cours, c'est bien plus cher qu'en France. Et les profs ne font pas de cours. On doit étudier sur les livres. J'ai très peur car rien que pour la première période (jusque mi octobre), j'ai déjà deux livres de 500 pages et des fascicules bien épais! We'll see.
Le soir, c'était pub crawl avec l'assoc' des étudiants étrangers. C'était sympa. On a parlé avec pas mal de monde. Malheureusement on a dû partir avant la fin pour avoir notre dernier bus.
Donc journée très intense, un savant mélange d'angoisse et d'excitation. Et de bière.
9h, début de l'introduction day. Très ennuyeux. Discours du doyen auquel je n'ai pas tout compris, puis intervention d'un prof à l'anglais absolument parfait (enfin quand je dis parfait j'entends tout à fait compréhensible pour moi...) puis d'un autre qui nous a fait un exposé sur les différents stéréotypes d'élèves et sur la méthode PBL. Tout ça pour nous dire au bout d'une heure que l'on devait travailler et participer! J'ai bien failli piquer du nez.
Puis nous avons été pris en charge par nos mentors, deux filles qui parlaient extrêmement vite et sans articuler. Et là, on a commencé à paniquer. Trop d'informations importantes à ingurgiter d'un coup. Le fonctionnement de la bibliothèque, du site de la fac etc.
Niveau sociabilisation, on s'est un peu débrouillés comme des manches au début.
Moi : "Dis, faudrait peut-être qu'on aille discuter avec quelqu'un".
Doniphan : "Oui mais j'ose pas. Et en plus, tout le monde est déjà en binome pour parler."
Moi : "Non mais faut qu'on fasse quelque chose là!"
Doniphan : "Regarde, la fille devant là, elle est toute seule! Accélère le pas!"
On se faufile, on arrive à son niveau.
Doniphan : "Bon, on dit quoi maintenant? Allez je me lance. Je lui demande si elle sait où on nous emmène".
Et c'est ainsi que l'on a fait la connaissance de Federica, une italienne très sympa. Puis d'un autre italien, Riccardo. Moi qui trouve les italiens agaçants d'habitude! Donc une journée placée sous le signe des rencontres. ça fait du bien. Par contre, tous les Français qu'on a croisés sont exécrables! Tant mieux, on parlera plus anglais.
L'après-midi a été très éreintant. On a dû acheter le matériel pour les cours, c'est bien plus cher qu'en France. Et les profs ne font pas de cours. On doit étudier sur les livres. J'ai très peur car rien que pour la première période (jusque mi octobre), j'ai déjà deux livres de 500 pages et des fascicules bien épais! We'll see.
Le soir, c'était pub crawl avec l'assoc' des étudiants étrangers. C'était sympa. On a parlé avec pas mal de monde. Malheureusement on a dû partir avant la fin pour avoir notre dernier bus.
Donc journée très intense, un savant mélange d'angoisse et d'excitation. Et de bière.
De Maas, ça fait plus exotique que La Meuse...
Mercredi, visite de Maastricht. Et le moral est au beau fixe. Je ne pensais pas que cela viendrait si vite. Serais-je en voie de guérison de la nostalgic attitude que je traine depuis ma naissance?
La ville est vraiment charmante. Toute en briques et en pavés. Très cosy. Seul point noir sur ce bucolique tableau : les pigeons y sont particulièrement laids.
Je me répère déjà assez bien (ce qui est assez incroyable...il doit y avoir un piège).
Je savais que Maastricht était la ville de tous les vices, mais je ne pensais que qu'y figuraient la fièvre acheteuse. Il y a un nombre incalculable de boutiques et de restaurants. Nous ne savons plus où donner de la tête et tous nos sens sont en éveil. Heureusement, je n'ai pas encore retrouvé mon appétit d'ogresse, mais quand cela arrivera, je crois que cela risque d'être terrible. On a envie de tout goûter.
Doniphan et moi-même n'avons de cesse de regarder avec envie les innombrables vélos hollandais qui déambulent dans les rues, avec leurs cavaliers auxquels les guidons courbés confèrent un port très altier, comme dirait ma Maman. Il nous faut absolument un vélo!
Chose assez étonnante, les Néerlandais semblent être experts en profanation d'églises puisque nous avons déjà pu en voir deux transformées respectivement en librairie et plus étonnant encore en discothèque! Very strange.
Demain, c'est notre rentrée. Et c'est non sans une certaines appréhension que je vais me coucher. Mais je suis impatiente de savoir comment mes semaines vont s'organiser, et surtout de rencontrer les autres aventuriers Erasmus. J'espère qu'il n'y aura pas d'Irlandais (ou du moins pas de roux. Beurk!)
La ville est vraiment charmante. Toute en briques et en pavés. Très cosy. Seul point noir sur ce bucolique tableau : les pigeons y sont particulièrement laids.
Je me répère déjà assez bien (ce qui est assez incroyable...il doit y avoir un piège).
Je savais que Maastricht était la ville de tous les vices, mais je ne pensais que qu'y figuraient la fièvre acheteuse. Il y a un nombre incalculable de boutiques et de restaurants. Nous ne savons plus où donner de la tête et tous nos sens sont en éveil. Heureusement, je n'ai pas encore retrouvé mon appétit d'ogresse, mais quand cela arrivera, je crois que cela risque d'être terrible. On a envie de tout goûter.
Doniphan et moi-même n'avons de cesse de regarder avec envie les innombrables vélos hollandais qui déambulent dans les rues, avec leurs cavaliers auxquels les guidons courbés confèrent un port très altier, comme dirait ma Maman. Il nous faut absolument un vélo!
Chose assez étonnante, les Néerlandais semblent être experts en profanation d'églises puisque nous avons déjà pu en voir deux transformées respectivement en librairie et plus étonnant encore en discothèque! Very strange.
Demain, c'est notre rentrée. Et c'est non sans une certaines appréhension que je vais me coucher. Mais je suis impatiente de savoir comment mes semaines vont s'organiser, et surtout de rencontrer les autres aventuriers Erasmus. J'espère qu'il n'y aura pas d'Irlandais (ou du moins pas de roux. Beurk!)
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