jeudi 28 août 2008

Siffler en travaillant,lalalalalalala

Mardi, réveil un peu difficile. Doniphan a dormi dans ma chambre cette nuit car ni sa fenêtre ni sa porte ne fermaient. Il m'avait avertie qu'il ronflait comme un phacochère, mais je n'ai rien entendu. Je me suis réveillée deux fois à cause des cauchemars générés par Monique et Michel, mais j'ai tout de même bien dormi.
Au programme, repérage des commerces environnants et surtout, ménage. Et la seconde partie nous a pris la journée entière (OWAR m'a surprise en train de récurer le sol à quatre pattes, mais je ne pense pas qu'il m'en tiendra rigueur...). Un peu pénible, mais très cathartique. On se sent un peu plus "at home". Bien entendu, cela n'enlève pas l'odeur de bouse de vache, mais on s'y fera. On pourrait même s'y plaire. Avec quelques meubles et des vélos, ce sera bien.
Dans l'après-midi nous avons reçu la visite de Jimmy, le propriétaire (et sosi de Cauet à ses heures perdues), affolé par le mail cinglant envoyé par Maman Losa!
C'étaient également nos premiers repas dans la maison, et je trouve qu'on se débrouille pas si mal avec nos couverts en plastique et nos plaques électriques, mais surtout sans lumière dans la cuisine! Et heureusement que j'ai avec moi mon magnifique couteau de femme des bois (un cadeau de Fred)! ça a son charme, le camping way of life. On hésite même à acheter des assiettes et des couverts pour ne pas perdre cette ambiance...
Par contre, il me faut vraiment des rideaux car pour le moment, les clients de la station service d'en face ne perdent pas une miette de mes habillages et autre brossages de dents!

Descente aux enfers...enfin, trève d'hyperboles, disons plutôt aux écuries d'Augias

Nous voici donc dans la mini voiture de Old White Albino Rabbit. Nous passons la frontière, il nous montre une jolie maison et nous comprenons qu'il s'agit de notre logement. Nous nous exclamons, très enthousiastes, mais OWAR continue son chemin. C'était la petite blague du jour. Il fait encore quelques centaines de mètres et s'arrête devant un bâtiment nettement moins coquet. Bon, on s'en accomodera. Mais c'était sans compter l'odeur prenante de purin qui nous a assaillis à la sortie du véhicule.

Moi : "Doni, c'est moi ou ça sent la bouse de vache à plein nez?"
Doniphan : "C'est toi. Quoi que, non, ça sent plus fort".

Les parents de Doniphan nous avaient préparés au pire, mais on leur avait promis que les chambres seraient impeccables à notre arrivée. Ce qui était loin d'être le cas. Découverte de ma chambre, outrageusement sale, et de celle de Doniphan, plus attrayante au premier abord. Puis les parties communes. Le tout puissamment glauque. Puis OWAR nous quitte.

Doniphan : "Toi aussi t'as très envie de pleurer?"
On pleure.
Moi : "Bon, allez, on va au supermarché, on achète des produits ménagers et on récure tout ça."
On croise Vicky, une néerlandaise qui habite ici depuis un an déjà. Elle nous explique comment se rendre au centre commercial. En vélo, ou en bus. On sort, le couple de cleaning persons, tout droit sortis d'un épisode de "Faites entrer l'accusé" sur Fourniret et Olivier, nous regarde d'un oeil morne et nous file la chair de poule. Mauvaise surprise, tous les vélos sont cadenassés. Tant pis, on va prendre le bus. Autre mauvaise surprise, il n'y a qu'un bus par heure...

Doniphan : "Et si on allait manger en ville? J'aimerais ne pas rester ici..."

On retourne chercher nos affaires, en recroisant Monique et Michel, qui picolent. Ah oui, on est en Belgique!
Arrivés dans le centre de Maastricht, nous tentons de repérer à l'avance l'arrêt de bus qui nous ramènera à Fantome Manor. Un homme nous observe et nous demande, en Français, s'il peut faire quelque chose pour nous. Doniphan, qui vit un peu dans le monde de Candy, lui explique ce que l'on cherche.

L'homme étrange : "Vous ne voulez pas plutôt autre chose? De la cocaïne peut-être".
Nous, en coeur : "Euh, non merci!"
Il va falloir que je brief Doniphan sur la faune de Maastricht. Puis nous cherchons désespérément un endroit où manger. Que des restos chics. Ah non, pas que.

Doniphan : "Ah tiens c'est quoi ça?"
Moi : "C'est un coffee shop Doniphan. Remarque, on en aurait bien besoin!"
Doniphan : "Oh tiens, un Mac Do. Allez, ça au moins on connait. On garde ça pour nous?"
Oui, bien sûr, ne t'en fais pas!

De retour à la maison, nous réalisons que la porte de la chambre de Doniphan ne ferme pas, tout comme sa fenêtre. Ce sera donc camping dans ma chambre pour ce soir.

Moi : "C'est quand déjà qu'on rentre à Nancy?"