Samedi, journée tant redoutée. Bien entendu, adieux déchirants sur le quai de la gare sous l'oeil déconcerté de Doniphan. Mais j'ai su bien vite me reprendre. Evidemment, j'ai les yeux encore bien humides quand mon regard se pose sur le petit porte manteau qu'il a volé pour moi dans le couloir et qu'il a accroché, tel Mac Giver, à l'un des pieds de mon lit mezzanine pour me faire un porte-serviette, ou lorsque je retrouve un de ses poils de barbe amoureusement laissé dans le lavabo... Mais je n'ai pas le droit de m'apitoyer. Après tout, c'est moi qui ai décidé de partir.
L'après-midi, nous avons rejoint Riccardo pour une petite balade à vélo sur les bords de Meuse. Le temps était magnifique et l'ambiance très friendly. Doniphan, qui n'est pourtant pas très bavard en anglais, a réussi à lui dévoiler quelques détails croustillants de ma vie privée, tels les surnoms ridicules dont on m'a affublée tout au long de ma vie (Constance la grosse panse, que l'on a traduit par Jelly Belly) ou encore l'étrange effet qu'a sur moi l'absorption d'un verre de lait, véritable catalyseur d'alcool qui peut faire resurgir en moi le peu d'alcool ingéré plusieurs heures auparavant...
Et le soir, nous étions conviés à un italian dinner chez Riccardo. La cuisine italienne pourrait être fameuse, si elle n'était pas préparée par des italiens... Et des italiens, il y en avait PARTOUT! Il y en avait même un roux! Bien entendu, en bons machos qu'ils sont, c'était les femmes à la cuisine et les hommes sur le balcon à parler de foot... Those italians...
mercredi 10 septembre 2008
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